À la recherche de la nouvelle croissance
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| Vendredi 2 Juillet |
Faculté de Droit et de Science Politique, Université Paul Cézanne, 3, avenue Robert Schuman
14h Accueil : Jean-Hervé LORENZI (Président du Cercle des économistes) 14h15 - 14h45 : Ouverture : Luc Besson (EuropaCorp) interrogé par Frédéric TADDÉI (France 3) 14h45 - 16h00 : Session inaugurale La croissance au cours des deux derniers siècles, ruptures ou continuité ? L’histoire économique est riche en réflexions et débats sur l’évolution de l’économie mondiale depuis la première révolution industrielle. Se sont opposés les économistes considérant que la structure fondamentale de l’économie était le fonctionnement des marchés et ceux qui appréhendaient cette période comme une succession de régimes de croissance. Cette introduction examinera ces perspectives d’avenir à travers les leçons de l’histoire.
Journaliste modérateur : Christian MENANTEAU (RTL) 16h00 - 17h30 : Session 1 Intervenants :
Coordination : Jean-Marie CHEVALIER (Le Cercle des économistes) Introduction : Roberto LAVAGNA (Ancien Ministre de l’Economie d’Argentine) Intervenants :
Coordination : Jacques MISTRAL avec la contribution de Jean-Dominique LAFAY (Le Cercle des économistes) |
| Samedi 3 Juillet |
Samedi 3 Juillet - Matin Les Défis d’une nouvelle croissance 8h30 - 9h15 | Bruno Etienne (La Chapelle) à l’IEP, 25 rue Gaston de Saporta Décliner la nouvelle croissance Présentation des conclusions du vendredi : Philippe TRAINAR (Le Cercle des économistes)
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9h15 - 10h45 - Session 3 Lors du Conseil européen de Lisbonne (mars 2000), les chefs d'État ou de gouvernement ont lancé une stratégie dite « de Lisbonne » dans le but de faire de l'Union européenne (UE) « l'économie la plus compétitive au monde » et de parvenir au plein emploi avant 2010. Face à des résultats décevants, le Conseil européen de mars 2005 a révisé la stratégie en la recentrant sur deux objectifs : croissance et emploi. Hélas, en 2008, le PIB par habitant de l’UE27 était encore 33% en-dessous du niveau américain (en parité de pouvoir d’achat), et le taux de chômage était de 7% de la population active, contre 5,8% aux États-Unis. Entre 1999 et 2008, la croissance de la zone euro a été inférieure au rythme américain de 0,6 point de pourcentage par an. Quant aux pays hors zone euro (Royaume-Uni, États baltes…), la crise a montré la non-soutenabilité de leurs modèles de croissance. Au printemps 2010, le Conseil européen devrait prendre une décision sur l’avenir de la stratégie de Lisbonne. La nouvelle stratégie de croissance en Europe devra tenir compte de la forte dégradation des finances publiques en Europe durant la crise : comment conduire les dépenses de recherche à 3% du PIB dans un contexte de réduction des dépenses publiques ? Comment relever la pression fiscale sans peser sur le potentiel de croissance ? Comment financer la poursuite du rattrapage dans les nouveaux États membres sans créer de nouveaux déséquilibres ? Finalement, n’est-ce pas tout le modèle d’intégration européen - un marché intérieur, une monnaie unique mais pas de budget fédéral, pas de coordination fiscale - qui est remis en cause non-seulement par la crise, mais aussi par la difficulté à mettre en œuvre la stratégie de Lisbonne ?Intervenants :
Coordination : Agnès BÉNASSY-QUÉRÉ (Le Cercle des économistes) |
9h15 - 10h45 - Session 4 La crise de 2007-2009 remet en questions toutes les certitudes que l’on pouvait avoir sur le lien entre bonnes institutions, bonne gouvernance et croissance, puisqu’elle est partie des pays où les institutions sont réputées comme les plus développées et les plus stables. En outre, les succès remportés par des pays comme la Chine en termes de croissance économique et de réduction de la pauvreté amènent à affiner notre compréhension des caractéristiques des institutions et de la gouvernance qui s’avèrent propices au développement. La Commission sur la Croissance et le Développement présidée par le prix Nobel Michael Spence a mis en avant le rôle du « leadership » comme l’un des traits communs de toutes les expériences de croissance forte et durable analysées par la Commission. Quels éclairages l’économie, l’histoire, les sciences sociales et politiques et l’expérience des décideurs peuvent-elles apporter pour une meilleure compréhension des liens entre institutions et croissance ? Comment les institutions et le « leadership » émergent-ils ? Est-il possible d’identifier des caractéristiques systématiques des institutions qui seraient plus favorables à la croissance et au développement ? Peut-on, doit-on chercher à mesurer les institutions et comment ? Dans les pays en développement, de quels instruments la politique publique dispose-t-elle pour orienter le développement institutionnel dans un sens favorable à la croissance et au développement ? Quel peut être dans ce cadre le rôle des bailleurs de fonds ?Introduction : Intervenants :
Coordination : Pierre JACQUET avec la contribution de Jean-Paul POLLIN (Le Cercle des économistes) |
10h45 - 12h30 - Session 5 La crise remettra-t-elle en cause la prééminence des pays du Nord en matière d'innovation? En réalité, la question n'est pas nouvelle. Certains pays du Sud ont déjà une forte capacité en matière de chercheurs, d’universités, et encore plus d’ingénieurs et engagent des dépenses de R&D élevées en termes absolus. Ainsi par exemple, 40% des étudiants dans le monde sont en Asie (25% en Europe, 24% en Amérique). De même la Chine a doublé ses dépenses de R&D en 5 ans et rejoint le niveau du Japon en termes absolus. Mais à ce jour, les États-Unis ont réussi a préserver leur position de frontière technologique en articulant un modèle original combinant forte attractivité pour les chercheurs et laboratoires de pointe (environnement scientifique), capacité à lever des fonds pour des projets risqués (business angels), financement public (marchés d’armement par exemple). Introduction : Intervenants :
Coordination : Lionel FONTAGNÉ (Le Cercle des économistes) |
10h45 - 12h30 - Session 6 Comment peut évoluer, dans l’après-crise, le mode de financement de la nouvelle croissance ? Les investisseurs privés sont soumis à des contraintes qui rendent difficile la détention à très long terme d'actifs physiques ou financiers, et les banques répondent à des rationalités de court ou moyen terme. Seuls certains types d'investisseurs privés (Private Equity, Fonds de pension, Fonds souverains) réalisent des investissements dont la rentabilité est recherchée à long terme. On se tourne donc naturellement vers les investisseurs publics pour réaliser ces investissements à horizon long, porteurs d’une nouvelle croissance (projets d’infrastructures publiques, investissements verts, investissements dans la matière grise et l’économie de la connaissance, RD, universités…). Mais quelle est l’indépendance de ces investisseurs vis-à-vis des États (cas des Fonds souverains) ? Leur mode de gouvernance est-il compatible avec les règles de la concurrence à l’échelle internationale ? Plus généralement, quel est le bon équilibre entre les deux types de financements ? Peut-on les combiner et, donc, quel est l'avenir des partenariats publics privés ? Introduction : Intervenants :
Coordination : André CARTAPANIS avec la contribution d’Anton BRENDER (Le Cercle des économistes) |
Samedi 3 Juillet - Après-midi Les Défis d’une nouvelle croissance 15h00 - 15h30 : Débat La croissance nouvelle dans les pays de l'OCDE devrait avoir plusieurs caractéristiques difficiles à concilier : ne pas être dopée par l'excès d'endettement ; être respectueuse de l'environnement et économe en ressources rares ; créer des emplois qualifiés fournissant des rémunérations suffisamment élevées, pour réduire la déqualification de la population active, c’est ce qu'on attend normalement de la "réindustrialisation" et non des services domestiques. Mais la réindustrialisation peut-elle être respectueuse de l'environnement ? Il ne faut sans doute pas trop attendre des emplois "verts" et les nouvelles technologies de l'information et des communications sont aujourd'hui des industries matures qui ne fournissent plus d'emplois nouveaux. De plus, les financements à long terme risquent de devenir extrêmement rares, ce qui handicape l'innovation, les créations d'entreprises… On peut donc toujours avancer des idées générales généreuses (éducation, recherche, nouveaux comportements financiers…) mais quel peut être leur contenu concret ?
Journaliste modérateur : Jean-Marc SYLVESTRE (LCI/TF1) |
15h45 - 17h15 - Session 7 Introduction : Intervenants :
Coordination : Christian SAINT-ÉTIENNE avec la contribution d’Alain TRANNOY (Le Cercle des économistes) |
15h45 - 17h15 - Session 8 Introduction : Intervenants :
Coordination : Laurence BOONE (Le Cercle des économistes) |
17h15 - 18h45 - Session 9 L’irruption de la « gratuité », liée au développement du numérique, la nécessité de trouver des modes de développements plus respectueux de l’environnement, le rejet par certains du consumérisme, les modes de consommation particuliers des jeunes et des seniors ont incité les entreprises à trouver de nouvelles voies de développement. Les journaux gratuits et la distribution de musique à prix unique (bientôt le développement du livre numérique), le développement des modes de consommation de proximité, l’alimentation biologique, les vêtements et objets « no logo », le low cost aérien, les applications développées en vue du « nomadisme » pour le smartphone d’Apple sont autant d’exemples de ces nouveaux « business » modèles. Quels en sont les enjeux et les développements prévisibles ? Sont-ils anecdotiques ou préfigurent-ils des changements de fond dans la nature des biens et des services que nous consommons ? Introduction : Intervenants :
Coordination : Anne PERROT avec la contribution de Françoise BENHAMOU (Le Cercle des économistes) |
17h15 - 18h45 - Session 10 Introduction : Intervenants :
Coordination : Dominique ROUX avec la contribution de David THESMAR (Le Cercle des économistes) |
| Dimanche 4
Juillet |
Faculté de Droit et de Science Politique, Université Paul Cézanne, 3, avenue Robert Schuman 2010-2012, l’esquisse d’une nouvelle croissance 8h20 - 9h15 : Débat - Peut-on parler de sortie de crise ? Les certitudes : démographie, « no debt », surliquidité. Les incertitudes : risques, dollar, Obama. Intervenants :
9h15 - 10h45 : Session 11 - La finance mondiale : avons-nous changé quelque chose ? La crise financière a été le point de départ de la grande récession économique. Les politiques économiques et monétaires mises en œuvre ont évité que celle-ci ne dégénère en grande dépression. Mais comment cela va-t-il se terminer : “Business as usual”, dans la mesure où la réforme de la régulation financière perd de son momentum politique au fur et à mesure que la crise s’estompe ? Ou « Plus rien ne sera plus comme avant », mais avec quels nouveaux contours? Ou bien, la crise a accéléré des mutations profondes encore peu discernables, lesquelles? Mais ne nous y trompons pas ! La récente bulle immobilière, qui a été le détonateur de cette crise, n’est que le dernier avatar d’une longue suite de bulles. Et il y en aura d’autres, parce que les causes des bulles ne sont pas tant dans le système économique, mais ont des racines plus profondes dans la psychologie humaine. Alors, peut-on domestiquer la finance mondiale et si oui, comment, dans quels domaines, avec quelle(s) gouvernance(s) ? Introduction : Intervenants :
Coordination : Bertrand JACQUILLAT avec la contribution de Catherine LUBOCHINSKY (Le Cercle des économistes) 10h45 - 12h00 - Session 12 - Le monde d’après crise : nouvelles tensions, nouveaux ressorts, nouvelles régulations Introduction :
Coordination : Jean-Michel CHARPIN (Le Cercle des économistes) 12h00 - 13h30 - Session 13 - L’économie Monde : les défis de la coordination Intervenants :
Coordination :
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Pour rappel, les entrées aux sessions des Rencontres économiques sont libres. |




































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